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Un « parcours d’inspiration militaire » proposé à de jeunes délinquants passera par l’Académie de Saint-Cyr Coëtquidan


BTX
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http://www.opex360.com/2021/12/10/un-parcours-dinspiration-militaire-propose-a-de-jeunes-delinquants-passera-par-lacademie-de-saint-cyr-coetquidan/

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L’idée de donner un encadrement militaire de jeunes délinquants [ou en « perte de repères »] revient régulièrement dans le débat public.

Candidate à l’élection présidentielle de 2007, Ségolène Royal fit une telle proposition, qu’elle renouvela par la suite.

Le député des Alpes-Maritimes, Éric Ciotti allant plus loin en défendant une proposition de loi visant « à instaurer un service citoyen pour les mineurs délinquants ».

Enfin, en octobre 2018, le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, proposa l’accompagnement d’élèves ayant des problèmes récurrents de discipline au sein de leur établissement par de « jeunes retraités de l’armée ».

Ayant à peine pris ses fonctions de ministre de la Justice, en juillet 2020, l’avocat Éric Dupont-Moretti reprit à son compte ce concept lors de sa première audition devant la commission des Lois, à l’Assemblée nationale. Puis il précisa son propos à l’antenne de RMC/BFMTV, quelques semaines plus tard.

« Je souhaite effectivement qu’il y ait un partenariat Justice/Armée pour certains mineurs, pour certains jeunes majeurs parce que je ne peux pas me résoudre à ce que de jeunes Français sifflent la Marseillaise, crachent sur notre drapeau. Mais je dis également que quand on regarde un gamin, issu de l’immigration en particulier, comme un Français, il devient français », avait en effet expliqué Me Dupont-Moretti, précisant que des discussions étaient alors en cours avec Florence Parly, la ministre des Armées. « Les choses ne sont pas encore faites car, techniquement, c’est compliqué. Les idées parfois jaillissent mais la mise en oeuvre est peu plus compliquée », avait-il concédé.

D’autant plus que le chef d’état-major des armées [CEMA], qui était alors le général François Lecointre, s’était montré réservé face à un tel projet. « Je suis toujours très prudent en ce qui concerne ces idées, d’abord parce que mon premier souci est de préserver les capacités des armées, leurs ressources humaines et les investissements que la Nation consent pour construire un outil de défense efficace pour ce pour quoi elles sont faites », affirmera-t-il lors d’une audition parlementaire. Et d’insister : « Ces armées sont faites pour faire la guerre, elles ne sont pas faites prioritairement pour participer à l’éducation ou à la ‘correction’ […] de la jeunesse délinquante ».

Toujours est-il que, le 27 juillet dernier, les ministères des Armées et de la Justice annoncèrent la signature d’un « protocole » visant à « favoriser l’insertion sociale et professionnelle de jeunes Français confiés par l’autorité judiciaire à la PJJ [Protection judiciaire de la jeunesse]. Et l’un des trois axes définis par cet accord prévoyait la mise en place d’un « parcours d’inspiration militaire dans le projet pédagogique d’un établissement de la PJJ ».

Quatre mois plus tard, ce partenariat s’est concrétisé avec l’annonce de l’expérimentation d’un « parcours d’inspiration militaire » [PIM] dans la région Grand Ouest, alliant « pratique intensive d’activités d’inspiration militaire en pleine nature, stage de génie écologique et découverte du monde militaire » afin de « remobiliser les jeunes autour de valeurs fortes pour la vie en société ».

« Des jeunes délinquants pris en charge par la protection judiciaire de la jeunesse suivent un parcours d’inspiration militaire. J’en avais formulé l’idée dès mon arrivée, c’est désormais un projet expérimenté. Nos deux institutions ont des valeurs à partager », s’est félicité Me Dupont-Moretti.

Dans le détail, cette expérimentation, menée en partenariat avec l’association IRVIN, concerne des jeunes du Centre Éducatif Renforcé [CER] d’Évreux, une structure prenant en charge des « mineurs délinquants ou en situation de grande marginalisation, et qui doivent répondre au risque de récidive et d’incarcération ». Et elle implique l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan.

Il s’agit ainsi de proposer à ces jeunes « une période de rupture et d’immersion en pleine nature de quatre semaines », via un « stage de pratique intensive d’activités militaires mêlant marches, bivouacs, secourisme et chantier de génie écologique », qui sera suivi par une « semaine de découverte du monde militaire et de visite d’unités des Armées ».

En outre, précise le communiqué des ministères des Armées et de la Justice, un « accompagnement à l’insertion professionnelle est proposé aux jeunes afin de les orienter vers les métiers civils et militaires [selon leur parcours] ou vers la préparation du titre professionnel d’ouvrier de génie écologique, qui offre des garanties d’embauche ».

Lors des deux premières semaines, « l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan, située à proximité du site où se déroule le parcours d’inspiration militaire, permet l’échange des jeunes pris en charge par la Protection judiciaire de la jeunesse avec des élèves qui les accompagnent », expliquent les deux ministères, pour qui ce « partage avec des jeunes ayant d’autres parcours est un atout supplémentaire pour assurer la prise de conscience des jeunes suivis par la Protection judiciaire de la jeunesse et leur redonner confiance en leurs capacités ».

Ce nouveau dispositif fonctionnera-t-il mieux que ceux qui furent mis en place par le passé ?

En effet, il rappelle l’expérience menée dans les années 1980 par l’association « Jeunes en équipe de travail » [JET], créée à l’initiative de l’amiral l’amiral Christian Brac de La Perrière, d’Albin Chalandon, alors Garde des Sceaux, et d’André Giraud, alors ministre de la Défense. À l’époque, celle-ci organisait, avec le concours de militaires d’active volontaires, des « stages de rupture » de quatre mois pour de jeunes délinquants, l’objectif étant de les accompagner sur la voie de leur réinsertion sociale et professionnelle.

Seulement, un rapport du Sénat, publié en 2003, constata l’échec de cette initiative. « Depuis sa création, 5.800 jeunes délinquants sont passés par JET. Les résultats obtenus montrent la très grande difficulté de réussir à réinsérer ces populations », avait-il avancé. Et le document d’ajouter : « L’association estime qu’un tiers des détenus majeurs ne terminent pas le stage en raison soit de leur expulsion pour non-respect de la discipline, soit de leur évasion, soit d’une mesure de libération anticipée. JET s’efforce de reprendre contact avec ses stagiaires deux ans après la fin du stage. Parmi ceux qui l’ont achevé, 20 % sont à nouveau incarcérés, 45 à 55 % semblent réinsérés et 35 à 45% n’ont pu être joints ».

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/media/02/02/297710455.jpg

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Ya Rab Yeshua.

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Le mélange des genres est rarement bon. Les résultats de ces expériences on les connaît. Quand on demande aux institutions comme  l'armée , de remplacer l'éducation parentale, on se trompe. Chacun son rôle ou son métier. Mais bon c'est toujours la même histoire,  on aime bien rester sur les vieilles idées reçues du monde militaire de papy, qui vous redresse un homme. Je n'ai pas dit femme parce qu'à l'époque papy il n'en voyait pas. On pense à l'armée d'aujourdhui comme à celle du 20 e siècle. Alors on trouvera encore des exemples de certains individus  "sauvés" grâce à l'armée, mais ils seront aussi rares qu'ils en deviendront célèbres.La société a changé. L'armée ne vit plus en autarcie comme avant . Les mentalités et les comportements se sont uniformisés dans la société .Il est donc temps d'effacer des cerveaux cette image d'Épinal du militaire instructeur redresseur de branleurs. Quand on voit qu'on peut prendre du trou si on fait pomper un gars qui fait conneries sur conneries, il y a de quoi douter de l'investissement. Puisque c'est bien de cela dont on parle. Jouer sur les ressort de la rigueur,  de l'ordre , des valeurs et mettre un peu de plomb dans la tête. Cela  n'a pas fonctionné ii y à 40 ans , comment peut-on juste imaginer que cela va être efficace  aujourd'hui. Encore une brillante idée réchauffée , mais toujours pas de vraies idées novatrices. Il faut dire que c'est compliqué quand on décide sans connaître la vraie vie . Celle dans laquelle on voit vraiment évoluer les mineurs délinquants d'aujourd'hui que la loi protège encore comme ceux de l'après guerre. Commençons par là  . Et à ceux qui seraient tentés de penser  que l'ordonnance de février 1945 n'est plus, depuis les textes de septembre 2019,  et bien malheureusement c'est encore pire.

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