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Feux de forêt: des moyens militaires en soutien des secours


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/07/20/feux-23213.html

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Les grands incendies des Landes (16 000 personnes évacuées) ont vu l'armée de l'air et de l'Espace évacuer sa base de Cazaux (qui accueille le centre de formation des pompiers de l'air) menacée par les flammes. Mais cette évacuation n'a pas empêché l'AAE de renforcer les secours avec ses propres moyens : des hélicoptères pour la reconnaissance, des véhicules mousse et désormais plus de 110 pompiers (40 le 15 juillet) venant des bases d'Orange, Evreux, Cognac et Mont-de-Marsan. 

L'AAE n'est pas la seule à intervenir. On notera ainsi que le génie crée des pare-feu pour stopper les incendies.

En Gironde, les gendarmes (mobiles et départementaux) sont particulièrement mobilisés, comme le relate un article publié sur  le site Gendinfo (photo ci-dessous Patrice Héraud, Gendarmerie de Nouvelle-Aquitaine).

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A la suite de différents départs de feu survenus dans les landes du Cap de la Hague entre le 17 et le 18 juillet, le service départemental d’incendie et de secours de la Manche (SDIS50) a sollicité des renforts des marins pompiers de de la Marine nationale basés à Cherbourg pour lutter contre les incendies en cours sur les communes d’Herqueville et de Vauville.

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Ce sont ainsi trois véhicules, dont deux spécialisés dans la lutte incendie et une vingtaine de marins pompiers qui ont été déployés dans les landes de la Hague pour lutter aux côtés des sapeurs-pompiers contre la propagation de l’incendie en cours. En parallèle, la mobilisation de l’hélicoptère Caïman Marine basé à Maupertus (50) a également été sollicitée par la préfecture de la Manche. Le Caïman Marine a embarqué le commandant adjoint du SDIS 50 ainsi que le commandant des marins pompiers de la compagnie de Cherbourg pour évaluer l’étendue et l’impact de l’incendie.

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Le feux dans les Monts d'Arrée a aussi provoqué l'envoi de moyens militaires. Outre des moyens de commandement des marins-pompiers de la base navale de Brest (un PC mobile) et deux experts certifiés feux de forêt de Brest, des moyens venant du groupement des marins-pompiers de l'île Longue (un camion feux de forêt et 4 pompiers) ont pris part aux opérations qui se poursuivaient mercredi matin. 

Ya Rab Yeshua.

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C. LA FLOTTE D'AVIONS : UN DISPOSITIF COMPLET DE LUTTE

La flotte est initialement conçue pour les feux de forêts. Elle est basée à Nîmes-Garons, même si, pendant la période de feux, des détachements sont mis en place en Corse, à Carcassonne et à Cannes.

Les sollicitations variables, selon les saisons feux, des moyens nationaux (70 demandes de concours en 2003, 40 en 2005), ne sont pas sans causer des difficultés d'arbitrage, la flotte d'avions bombardiers d'eau ayant été configurée pour faire face au risque en zone Sud. Ainsi, en raison du plus grand risque présenté par le massif landais au printemps, la nécessité de pouvoir intervenir rapidement sur feu nécessite, pour que la mise en oeuvre de moyens aériens sur la zone soit optimisée, un prépositionnement à Mérignac. La DDSC n'est pas favorable à cette éventualité. Elle met en exergue le gain de temps, dans les délais d'intervention, apporté par le Dash qui pourrait se rendre sur ces lieux en une heure depuis la base de Marignane.

Les moyens de la base avions de la sécurité civile (BASC) font partie de l'administration centrale du ministère de l'intérieur. Ils sont mis en oeuvre sur décision du représentant de l'Etat.

1. Les 26 avions de la flotte

La flotte est composée de 21 avions.

Les bombardiers d'eau, au nombre de 23 rassemblent 12 Canadair CL 415, bombardiers d'eau amphibies, qui emportent jusqu'à 6 tonnes d'eau et dont les premiers ont été acquis par la France en 1995.

et 6 Dash 8 (bientôt 😎, avions mixtes pouvant effectuer des missions de bombardement d'eau en saison feu et des missions de liaison en saison hivernale, acquis en 2004 et 2005.

Enfin cette flotte est complétée par 3 avions Beechcraft qui servent à des liaisons diverses.

Pour le fonctionnement de l'ensemble de sa flotte aérienne la BASC dispose de 90 pilotes.

 

Les principales caractéristiques du Dash

Les 2 Dash acquis en 2005 par le ministère de l'intérieur peuvent franchir 1.800 km à la vitesse de 600 km/h, et emporter jusqu'à 10 tonnes de produits retardant.

Avion polyvalent, le Dash peut également servir au transport, et est en phase de test par l'UIISC 7 de Brignoles pour la projection. Il peut ainsi transporter 64 personnes et 9 tonnes de fret.

L'introduction du Dash comme moyen de lutte contre les incendies a soulevé une polémique avec les pilotes (voir infra).

Avion Dash 8 Q 400 MR

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Source : direction de la défense et de la sécurité civile (DDSC)

1.

Les principales caractéristiques du Beechcraft

Les 3 Beechcraft assurent des missions de surveillance et de liaison.

Ils peuvent franchir 1.500 km à la vitesse de 500 km/h.

Avion Beechcraft King 200

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Source : direction de la défense et de la sécurité civile (DDSC)

Les principales caractéristiques du Canadair

Conçu par l'industriel canadien Bombardier, le Canadair est le plus connu des avions de lutte contre les incendies. Il a la capacité de voler 1.400 km à la vitesse de 350 km/h.

La première livraison d'un Canadair de type « CL-215 » a été réalisée en 1969. Les ventes ont atteint 125 unités, avant son remplacement par la version « CL 415 », plus performante, en 1989.

La France dispose, en 2006, de 11 Canadair, tous de modèle « CL 415 », modèles acquis à partir de 1995.

8 pays dans le monde utilisent des Canadair, la première utilisation ayant été faite au Québec.

La version « CL 415 », en service en France, est capable de recueillir 6 tonnes d'eau en 12 secondes, en effleurant un plan d'eau sur 1.500 mètres. Le largage peut se faire en plusieurs passages.

Un douzième Canadair sera livré pour la saison des feux 2007, permettant ainsi d'appliquer la stratégie de lutte contre les incendies, qui suppose l'utilisation d'une « noria » de 4 appareils attaquant simultanément un incendie.

Canadair CL 415

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Extrait émission BFM TV avec le commandant HARRAULT représentant de la Sécurité civile =

" Face aux incendies qui ravagent la France, les pompiers et la sécurité civile réclament davantage d'engins pour attaquer les feux. Mais certaines voix estiment que c'est la prévention qui permettra de lutter efficacement.

Des dizaines de milliers d'hectares partis en fumée en quelques jours… Face aux incendies qui ravagent la Gironde, les Bouches-du-Rhône ou la Bretagne, les critiques se multiplient autour des moyens aériens mis à disposition des pompiers et de la sécurité civile. Faut-il plus de Canadair, ces fameux avions rouges et jaunes qui larguent des tonnes d'eau pour tenter d'endiguer le brasier?

La question a été posée à l'Assemblée nationale au ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "Il y a 21 avions et 35 hélicoptères, nous avons la plus grande flotte européenne de lutte contre le feu", a-t-il répondu, omettant de préciser que ces chiffres recouvrent des appareils différents.

"On a 12 Canadair qui peuvent être déployés, on a 6 Dash actuellement - on aura bientôt 8 - et trois Beechcraft", résumait le week-end dernier sur BFMTV Christophe Govillot, pilote de Canadair, qui appelle à lancer de nouvelles commandes d'appareils.

La flotte anti-incendie de la France

Les Canadair: ce sont les fers de lance de la lutte, capables de déverser 6000 litres d'eau par passage et de faire le plein en mer ou sur un lac.

Les Dash: ces bombardiers sont surtout utilisés pour faire de la prévention en surveillant le territoire et déversant, si besoin, 10.000 litres d'eau d'une traite. En revanche, il doit se poser pour remplir ces citernes.

Les Beechcraft: Ce ne sont pas des bombardiers d'eau mais des avions de reconnaissance et de coordination indispensables à la prévention.

Car cet épisode de canicule est venu rappeler que les feux vont se multiplier dans les années à venir. "Le risque incendie est présent partout en France", prévient sur BFMTV Jean-Louis Pestour, responsable national incendies de forêt à l'Office national des forêts (ONF). "On voit aussi que tout l'année, même en période hivernale, il y a un certain nombre de feux qui se déclarent (…) on va vers une extension du risque."

Extension du risque, et donc extension de la flotte? Pour Anthony Chauveau, président du syndicat de pompiers SPASDIS-CFTC à l'AFP, il est "urgent de renouveler et d'augmenter la flotte de Canadair, vétuste".

"Quand le feu apparaît, c’est déjà un échec"

Mais la question n'est pas simple et certaines voix doutent de l'efficacité de cette mesure. "A quoi servirait de les multiplier à l'infini?", s'interroge l'ancien secrétaire général du Syndicat des sylviculteurs du Sud-Ouest et auteur d'une thèse consacrée à la gestion des risques d’incendie, Christian Pinaudeau.

"Pour les forestiers comme les pompiers, quand le feu apparaît, c’est déjà un échec. Mais, comme souvent, l’État réagit plus qu’il n’agit pas lorsque tout va bien", souligne-t-il dans Sud Ouest. "Hélas, la guerre du feu est plus télégénique, plus spectaculaire que notre laborieux et peu coûteux travail de prévention."

Augmenter le nombre des Canadair est-il un aveu d'échec? Panser les blessures plutôt que de prévenir l'accident?

Selon lui, l'enjeu est avant tout de mettre en place une stratégie nationale de prévention. "La prévention est l'arme anti-feu la plus efficace et la plus rentable", explique-t-il, appelant notamment à mettre des zones tampons autour des habitations, à éviter "l'urbanisation tout azimut" et surtout à entretenir les abords des voies.

Pourtant, la prévention est bien la stratégie nationale, qui consiste à surveiller tout départ de feu et à réagir massivement dès les premières minutes. Sur les dizaines de milliers d'hectares brûlés chaque été, combien ont été épargnés?

Renouveler la flotte

En creux, l'urgence est surtout de renouveler une flotte de Canadair trop souvent à la maintenance. "Il y a 8 Canadair disponibles sur les 12, ce qui n'est pas du tout normal en cette période de feu" critique Christophe Govillot. "On a que 5 Dash sur les 6 et on a que 2 Beechcraft sur les 3. On a un vrai souci de maintenance, un vrai problème de moyens aériens disponibles pour pouvoir lutter efficacement contre les feux."

Le renouvellement des Canadair est un serpent de mer. En 2019, un rapport du Sénat rappelait que les deux-tiers des appareils ont dépassé les 25 ans. Il faut dire que ces avions coûtent cher à l'achat (entre 20 et 30 millions d'euros), l'usage (15.000 euros l'heure de vol), sans compter l'entretien régulier compte tenu de leur usage en situation extrême.

Une maintenance critique

Sur BFMTV, Frédéric Harrault, représentant de la Sécurité civile, est venu rappeler que l'entretien d'un Canadair n'a rien à voir avec un autre avion. "Il subit des chocs gigantesques" notamment en allant écoper l'eau. "Donc la maintenance d'un Canadair est critique, on ne peut pas jouer avec cela."

Ya Rab Yeshua.

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http://www.opex360.com/2022/07/26/airbus-a-teste-avec-succes-un-avion-de-transport-a400m-atlas-transforme-en-bombardier-deau/

Airbus a testé avec succès un avion de transport A400M Atlas transformé en bombardier d’eau

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Un rapport du Sénat publié en 2019 estimait que la flotte d’aéronefs mise en oeuvre par la Sécurité civile pour lutter contre les feux de forêt était « adaptée » aux besoins définis par la doctrine française en la matière.

À l’époque, celle-ci se composait de douze Canadair CL-415, de sept S2F Tracker, de trois Dash 8 Q400 MR, de trois Beechcraft King 200 et d’une quarantaine d’hélicoptères EC-145. En outre, si nécessaire, il était toujours possible de faire jouer le mécanisme européen « RescEu » afin d’obtenir du renfort auprès d’autres États membres, comme cela a pu être le cas lors des deux incendies qui viennent de ravager 20.800 hectares de bois en Gironde.

Cependant, le document avait aussi souligné que cette flotte était vieillissante. Ainsi, la conception des S2F Tracker, utilisés pour des missions dites GAAR [guet aérien armé], avec trois tonnes de produit retardant en soute, remontait aux années 1950… Ils ont depuis été retirés du service, grâce à la montée en puissance des DHC-8-402 [ou Dash 8] MRBET [multi rôle bombardier d’eau et de transport], dont un cinquième exemplaire vient d’être livré par la Direction générale de l’armement [DGA] à la Base aérienne de la sécurité civile de Nîmes.

http://www.marsaly.fr/fred/wp-content/uploads/2020/03/Q400MR.jpg

Toujours est-il que les récents incendies qui ont fait la « une » de l’actualité ont donné lieu à une polémique sur les moyens de la Sécurité civile… certains estimant que le nombre d’avions mis en oeuvre pour lutter contre les feux de forêt était insuffisant. L’un des soucis est la disponibilité des appareils, qui n’est pas toujours optimale au moment d’aborder l’été. Ainsi, le 15 juillet, quatre Canadair CL-415 étaient immobilisés pour des opérations de maintenance…

Cela étant, la France a fait le choix de disposer de ses propres avions de lutte contre les incendies… Ce qui n’est pas le cas de l’Italie de la Grèce ou encore de l’Espagne, qui complètent leurs moyens respectifs en sollicitant des entreprises privées, comme le britannique Babcock ou l’américain Erikson. Mais une autre solution pourrait être bientôt disponible… Et si elle s’avère efficace, alors l’armée de l’Air & de l’Espace pourrait être davantage impliquée – si besoin – dans la lutte contre les feux de forêts. À noter qu’elle l’est déjà, au même titre que les autres armées, dans le cadre du dispositif Hephaïstos.

Ainsi, le 25 juillet, et comme il l’avait déjà fait pour son C-295 il y a quelques années, Airbus a indiqué avoir mené une campagne d’essais impliquant un avion de transport A400M « Atlas » doté d’un prototype de kit amovible pour la lutte contre les incendies.

L'A400M se transforme en bombardier pour largue...

« Réalisés de jour, ces essais ont consisté à larguer jusqu’à 20 tonnes d’eau à partir du réservoir actuel en moins de dix secondes, à basse altitude [150 pieds / 45 mètres] et faible vitesse [125 nœuds / 230 km/h] », a expliqué Airbus.

Et de préciser que cette campagne, réalisée en étroite collaboration avec le 43e escadron de l’Ejército del Aire y del Espacio, spécialisé dans la lutte contre les incendies de forêt, visait à « valider la quantité d’eau et le temps de largage ainsi que la capacité de l’avion à effectuer des missions de bombardier d’eau ».

L’installation de ce kit roulier de type RORO [roll-on/roll-off] ne demande aucune modification de l’A400M. L’eau est stockée dans un réservoir chargé dans la soute de l’appareil et doté de « deux sorties distinctes auxquelles sont raccordées des conduites d’eau qui, lorsque le largage est déclenché, expulse l’eau par deux sections
d’environ un demi-mètre carré à l’extrémité de la rampe arrière », détaille Airbus.

Qui plus est, la transformation d’un A400M en bombardier d’eau est à la fois facile et rapide, ce qui permet d’intervenir dans les délais les plus brefs.

À titre de comparaison, un Canadair CL-415 peut larguer 6000 litres d’eau ou de produit retardant quand un Dash 8 en emporte 10’000… Soit deux fois moins qu’un A400M équipé du kit que vient de tester Airbus. Et c’est un élément à prendre en considération avant d’envisager l’achat – au niveau européen – d’avions supplémentaires pour la sécurité civile, comme l’a suggéré le président Macron lors de son déplacement en Gironde, le 20 juillet dernier.

Dauphin N3+ : retour sur l'intégration d'une capacité bombardier d'eau

À noter que la Marine nationale dispose également d’une capacité de lutte contre les feux de forêts, ses hélicoptères Dauphin N3+ pouvant être gréés en « bombardiers d’eau » grâce à un « Bambi Bucket », c’est à dire une nacelle souple contenant jusqu’à 700 litres d’eau. L’un de ces appareils a d’ailleurs récemment été sollicité pour éteindre un incendie de brousse qui s’était déclaré à Punaauia, en Polynésie française.

Photo : © AIRBUS SAU 2022 – Adrián Molinos – Mango

Ya Rab Yeshua.

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