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"Les cadres de réserve : des cadres de la société civile, également cadres des armées"


BTX
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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2022/11/15/cadres-de-reserve-des-cadres-de-la-societe-civile-egalement-23463.html

Le vendredi 25 novembre aura lieu, dans les locaux de l’UBFT (L'Union des Blessés de la Face et de la Tête) à Paris, un colloque dont le thème est : "Cadres de réserve: des cadres de la société civile, également cadres des armées ». Il est organisé par l'association Réunion des ORSEM.

Ce colloque a pour objectif de dresser un inventaire des contraintes et opportunités pour les parties prenantes (employeurs civils et militaires, enseignement supérieur civil et militaire) et d’observer les organisations retenues en Grande Bretagne et en Suisse, afin d’en dégager des propositions.

École supérieure des officiers de réserve spécialistes d'état-major —  Wikipédia

Une place pour les réserves.
En cette période de relative effervescence sur le sujet de la réserve militaire, après les déclarations du Président de la République et du CEMA, alors qu’il est question notamment d’en doubler le volume (voir les déclarations du ministre des armées), la Réunion des ORSEM souhaite attirer l’attention du commandement et des autorités sur la nécessité de conserver une place et un rôle à la réserve constituée de membres ayant une "première vie" dans la société civile.

Selon Bernard Bon, le président de l'association, "nous constatons depuis plusieurs années la dérive vers une réserve intérimaire dans laquelle les armées prélèvent de la ressource pour pallier des insuffisances d’effectifs. Nous sommes là très loin de la vocation historique et de l’étymologie même du terme. Cette réserve privilégie souvent de fait de très jeunes gens (étudiants) qui ont une durée de vie limitée dans l’institution ainsi que des retraités, fréquemment issus de l’active. Il s’ensuit le recul de la représentation de la société active dans la réserve".

"Nous pensons", poursuit le colonel Bon, "qu’il est important de maintenir une réserve au sens premier du terme. A la fois pour permettre aux armées de disposer d’un bassin de ressource en quantité et en capacités diverses, mais également pour mieux assurer la liaison et l’ancrage avec la société civile dans des temps qui peuvent s’avérer difficiles."

Ya Rab Yeshua.

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Depuis la réforme de 2007 ayant acté la dissolution des régiments "de réserve", les réservistes ont été intégrés dans les formations d'Active, soit au sein des compagnies ou escadrons de réserve, soit en tant que "compléments individuels" (majoritairement en état-major).

Effets constatés, au fil du temps passé :

- une confiance et un respect mutuel entre les deux composantes "Active/Réserve" au sein des unités, en raison des formations, missions partagées, et responsabilités identiques. (Qui a fait disparaître au fil des ans, et c'est heureux, l'image erronée de la "Réserve-saucisson", encore trop commune dans les 90' parmi ceux de nos camarades d'Active qui n'en avaient jamais réellement côtoyé... 😎) Aujourd'hui, "bien malin", qui pourrait prétendre lors d'un exercice ou d'une opération, tant OPINT que OPEX, désigner péremptoirement qui est "d'active" et qui est "de réserve"...

- une standardisation des exigences de formation, tant au niveau combat, que soutien, ou travail d'état-major : les impératifs sont communs. Et les formations sont désormais souvent communes, active et réserve mêlés, sans distinguo. Que du positif.

- une optimisation des moyens : locaux, véhicules, armement, transmissions, SIC, et autres matériels spécifiques à chaque unité... (Avant la fusion "active/réserve", les dits régiments de réserve étaient détenteurs de leurs propres locaux, véhicules, armement, transmissions, voire camp d'exercice, et devaient en assurer leur entretien en autonomie... Tâche évidemment ardue, voire impossible, pour ceux qui doivent déjà assurer leur semaine de travail en tant que "civil"...) Encore une saine rationalisation..

Mais...

La fusion "active-réserve" a aussi eu des effets de bord :

- L'ancien maillage des Régiments de Réserve, dont les missions étaient axées sur la DOT (Défense Opérationnelle du Territoire), avait par nature un recrutement "local", car composé exclusivement de réservistes (hormis un ou deux gestionnaires RH d'active).

Il en résultait une connaissance fine du territoire, tant géographique que "d'ambiance", parfaitement adaptée aux missions de DOT.

Dans l'organisation actuelle, la diversité des statuts, et le moindre ancrage "local" de la majorité des personnels d'Active ne favorise évidemment pas cette symbiose territoriale.

(Il est à noter que les principes et sous-jacents de la DOT sont actuellement un axe de réflexion majeur de la Gendarmerie...).

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Il est par ailleurs indéniable que la population des "Réservistes" n'est pas homogène :

- une forte base de "jeunes", souvent étudiants, qui constituent les renforts des missions "Sentinelle", mais qui ne renouvellent majoritairement pas leur contrat "ESR" initial.

- un "trou capacitaire" dans la population des 30-45 ans, évidemment plus insérés professionnellement que leurs cadets, et en généralement chargés de famille, donc moins disponibles. D'où un certain déficit dans l'encadrement d'expertise (ADJ/ADC/PM/MP...) pour les "pur jus", heureusement pallié par leurs camarades "ex-Active" qui rempilent dans la Réserve... :default_thumbsup:)

- une certaine abondance d'Officiers supérieurs, soit d'ex-Active souhaitant continuer à servir l'Institution, pour "garder le lien", ...et parfois pour certains "adoucir un peu les épinards"... 😀

- mais aussi les plus persévérants, assidus et méritants de leurs camarades de Réserve, qui auront servi plusieurs décennies durant, en sus de leur métier civil, en sacrifiant congés, loisirs, et trop souvent vie de famille... (Idem que dans l'Active quoi... Mais sans primes, sans opex gratifiantes, sans pension de retraite). Un choix assumé, pas un "moindre engagement", loin s'en faut.

Avec des motivations diverses : besoin d'évasion, de camaraderie, désir d'appartenance, de valorisation personnelle, historique familial, etc, etc...

Mais avec un credo qui transcende tous les autres, car démontré dans les faits:

"Au service du bien commun"...

 

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Je rejoins Dragunov, notamment sur le maillage.  L'inclusion des compagnies de réserve au sein des régiments d'active, lié à un recrutement parfois national fait qu'il n'y a plus de connaissances de terrain localement. 

Un exemple etait les forces speciales espagnoles qui avaient pour taches en cas d evntualité de guerre et de guerre tout court de former localement des partisans. Connaissance des lieux, armement sur place..l'Ukraine nous a montré que quelques groupes de combat en mode patrouilles et guerilla faisaient des degats sur les unites conventionnelles.

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Pourrait-on envisager deux types d'ESR nouveaux :
- l'ESR classique pour lequel le réserviste s'engage à répondre "s'il est libre" à une convocation, ou à refuser une convocation;
- l'ESR "spécialisé" pour lequel le réserviste est tenu de répondre présent chaque fois qu'il est convoqué et pour la durée nécessaire à l'opération envisagée par sa hiérarchie.

On doit admettre que la version "spécialisée" sera moins populaire vu les contraintes, mais cela pourrait être compensé par une différence de solde et/ou de grade.

Je ne fais ici que poser une question qui me vient à l'esprit en lisant les posts de BTX, dragunov et sako

Militaire d'active

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Le problème avec ton contrat "spécialisé" est qu'il est très similaire à celui de l'active.
Je ne pense pas que la réserve soit destinée à devenir régulière.

Par la nature même de la fonction, un réserviste combine un emploi civil et militaire.

La réserve est bien, mais j'espère qu'elle n'aura pas vocation à créer une branche low cost de l'active.

La lyophilisation d'active ... réhydraté par la retraite !

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Ce n'est pas ce que je veux dire.
Je parle dans le sens de remplacer les actifs par des réservistes pour le rapport budgétaire.
Sauf qu'en terme de présence, un réserviste va rentrer chez lui pour travailler, là où un actif reste sur place tout au long de l'année.

S'il y a deux engagements distincts, ce n'est pas pour rien.

Nous verrons ce que donnera cette idée qui immerge, j'espère juste qu'elle ne remplacera pas l'active.

La lyophilisation d'active ... réhydraté par la retraite !

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Un reserviste pourrait devenir provisoirement actif ( type orsa) si la l'exigeait ( opex ++ , specilalite.rare ..)...au Canada et us army les reservistes partent une annee en mission. Mais la bas tout est prévu pour les employeurs. Et ceux ci sont fiers de leurs militaires. Les tracas causés par l'absence passent apres le patriotisme. Perso en macronie c'est même la fonction publique qui rechigne à nous laisser partir, + que le privé

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http://www.opex360.com/2022/11/29/le-ministere-des-armees-lance-un-appel-a-contributions-sur-lavenir-de-la-reserve-militaire/

Le ministère des Armées lance un appel à contributions sur l’avenir de la réserve militaire

Appel à contributions sur l'avenir de la réserve militaire

Gagner de la masse et stimuler les forces morales au sein de la population française à la lumière de la guerre en Ukraine. Tels sont les ambitions affichées pour l’avenir de la réserve militaire, dont l’effectif est appelé à doubler dans les années à venir, comme l’a annoncé le président Macron lors de son discours prononcé à l’Hôtel de Brienne, quelques heures avant le défilé du 14-Juillet.

Cette ambition sera portée par la prochaine Loi de programmation militaire, actuellement élaborée par six groupes de travail [alliances et partenariats stratégiques, économie de guerre et équipement du combattant, environnement de travail et conditions de vie du militaire, espace et cyber, mémoire combattante et… avenir de la réserve militaire].

Ces groupes de travail sont censés réunir des militaires, des civils de la défense, des experts, des parlementaires, des représentants d’entreprises et d’associations, des organisations patronales et syndicales, des parlementaires et des chercheurs. Celui dédié à l’avenir de la réserve a tenu sa première réunion le 21 novembre dernier, en présence de Sébastien Lecornu, le ministre des Armées.

À cette occasion, l’objectif « un réserviste pour deux militaires d’active » à l’horizon 2035 a été affirmé.

Étant donné que, en 2021, la France comptait 205’000 militaires d’active et que cet effectif pourrait augmenter à l’avenir, il faudra donc recruter et retenir plus de 100’000 réservistes, contre 38’500 actuellement.

Selon le communiqué publié par le ministère des Armées à l’issue de cette première réunion du groupe de travail « réserve militaire », une quinzaine de mesures devant permettre d’atteindre cet objectif ont d’ores et déjà été avancées, dont le recul des limites d’âge, l’adaptation des critères d’aptitude médicale pour certaines spécialités, une meilleure reconnaissance des réservistes et de leurs employeurs [civils], etc.

Cela étant, les bonnes idées étant souvent celles auxquelles on n’a pas pensé, le ministère des Armées vient de lancer un appel à contribution afin de « nourrir la réflexion engagée » par le groupe de travail sur la réserve militaire.

« Dans la mesure où la réserve concerne chaque citoyen, toutes les contributions pour bâtir la réserve de demain peuvent être envoyées à l’adresse : reserves@minarm.fr », a-t-il indiqué, via un communiqué.

Ces contributions « seront examinées avec attention et participeront à l’élaboration de propositions remises au ministre par le groupe de travail fin janvier, afin de nourrir la prochaine Loi de programmation militaire », a assuré le ministère des Armées.

En attendant, le groupe de travail poursuit ses travaux. Après avoir abordé les questions relatives à la doctrine d’emploi de la réserve, le 28 novembre, il abordera les thèmes du recrutement, de la relation employeur-réserviste et de la communication dans les semaines à venir.

Cela étant, l’armée de Terre a, par exemple, déjà une idée sur ce qu’elle compte faire de ses réservistes.

« L’objectif du doublement des réserves a été confirmé par le ministre des Armées, et nous devons réfléchir aux ressources nécessaires pour y procéder. La professionnalisation de nos réserves pourra dès lors être engagée », a ainsi déclaré le général Pierre Schill, son chef d’état-major, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, en octobre.

Et d’ajouter : « Il existe plusieurs façons d’employer les réservistes dans l’armée de Terre. D’une part, les compléments individuels de réserve, qui occupent des postes à part entière au sein du fonctionnement des armées, doivent bénéficier de davantage de visibilité sur le volume d’activité et sur le temps d’engagement qui leur sera demandé. D’autre part, les réservistes en unités constituées qui doivent être correctement équipés et entraînés ».

Ya Rab Yeshua.

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