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PepeR


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Bonsoir,

à défaut de pouvoir m'exprimer dans trois fils de ce forum, je relate le tout ici.

Né en 1979, je n'ai pas pu faire le service national ni même les trois jours ou la JAPD. Et je ne souhaitais pas m'engager dans l'active.

J'ai cherché à plusieurs reprises à intégrer la réserve. En vain: les régiments bougeaient, les recrutements se tarissaient, je n'avais pas le bon profil.

1 - Ayant fait une école d'ingénieur de fonctionnaires, mes tentatives ont été aussi vaines. Et pas question pour l'administration (tant de l'école que de mon employeur) de me laisser partir pour quelques semaines de FMIR ou de Saint-Maixent. Le planning y est trop serré entre cours et stages. J'ai juste réussi avec un camarade d'intégrer une session de l'IHEDN.

2 - Par hasard, je passe devant les portes ouvertes d'un régiment. Je m'y ballade. Et engage la discussion avec un gradé. Je lui fais part de ma volonté ancienne d'intégrer la réserve et lui parle de mon diplôme d'ingénieur. Désolé, je n'ai pas identifié son grade... Il m'évoque l'intégration directe en tant qu'officier (parcours Etat-Major) mais m'avoue qu'il vaut mieux faire le parcours long et dur. En commençant par la FMIR. Je fais ma FMIR sur mes congés personnels. Très grande expérience au Valdahon. J'évoque avec mes gradés mes velléités de progression dans le temps, en considérant que je n'ai plus 20 ans. Par ailleurs, élu local, j'ai échangé avec mes cadres sur la difficile impossibilité d'être identifié comme partisan et celle d'être réserviste.

3 - J'effectue ma vingtaine de jours annuels dans la réserve. Deux semaines (congés) et un week-end par mois. Ca me prend bien sûr du temps, de l'énergie et aussi un peu d'argent (système de réservation un peu obsolète pour prendre le train que ne couvrent que guère les indemnités). Mais c'est bon. Voir des jeunes qui y croient. Des anciens qui y croient aussi. Tous les milieux sociaux (jusqu'au banquier d'affaire en seconde classe) et de la féminisation (dans le respect). Ca décrasse. Mais ma compagne ne m'avoue pas l'agacement de passer un week-end seule par mois. Elle n'est pas une gamine, mais un cadre supérieur dans un âge de maturité. Fiançailles, alliances, déménagement pour ma part. Je pars de Paris pour la profonde province. Juste après le déménagement, j'apprends le décès de plusieurs camarades de régiment. Cérémonie nationale. Je fait mon sac en vitesse alors que tout est encore dans les cartons. Petit coup de stress, certes. Au moment-même de la cérémonie, madame se barre en catimini. L'armée n'est pas l'unique raison, mais un élément. Je me retrouve seul dans son village. Je remonte sur Paris. Le confinement intervient, je le passe sans domicile et sur différents canapés.

Ce qui fait trois sujets:

1 - Comment favoriser la réserve dans l'ensemble de la société et avec l'ensemble des cas universitaires et professionnels?

2 - Comment identifier un parcours cohérent dans la réserve? J'ai lu sur ce forum que c'est maintenant unifié autour du passage obligatoire en FMIR.

3 - Comment permettre un lien entre vie personnelle et vie de réserviste?

L'armée a beaucoup changé en trente ans. La réserve aussi, mais il y reste des adaptations à expliciter!

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