---#2--300x250_Contenu (mobile & desktop)-----

Pour tout dirigeant, maximiser la rentabilité de son entreprise est l’un des enjeux majeurs. C’est en effet l’une des conditions indispensables pour accroître la compétitivité de la société, consolider son positionnement et assurer sa croissance durable.

Mais y parvenir exige de travailler simultanément sur plusieurs fronts essentiels, comme la gestion de la trésorerie, l’accroissement de la productivité, la réduction des charges, ainsi que l’aspect juridique.

Ce guide propose une méthodologie pratique et détaillée, mais aussi les erreurs courantes à éviter en vue de maximiser la rentabilité de son entreprise.

Bien choisir son statut juridique

Malheureusement encore trop souvent pris à la légère, le choix du statut juridique d’une entreprise est déterminant pour sa rentabilité. Ce choix a en effet une incidence majeure sur sa taille, son fonctionnement, son cadre fiscal et son cadre social.

Au moment de la création, il est donc important de se poser quelques questions essentielles afin de faire le choix le plus adéquat.

Quelle sera la taille de l’entreprise

L’entreprise individuelle est la forme juridique la plus adaptée pour les entreprises de petite taille avec des ambitions de croissance limitées. Elle permet un fonctionnement simple, rapide, avec des charges fiscales et courantes peu élevées.

Ce statut présente cependant un inconvénient majeur : la confusion entre le patrimoine du dirigeant et celui de l’entreprise. Les deux étant liés, tout mauvais investissement peut avoir des conséquences désastreuses pour l’entrepreneur.

Afin d’avoir une plus grande marge de manœuvre dans les investissements et la prise de risques pour impulser une certaine dynamique à l’entreprise, l’EURL, la SARL ou la SAS sont des statuts juridiques plus adéquats.

Ils offrent à l’entreprise le statut de personne morale et assurent une séparation claire avec le(s) dirigeant(s).

Seul ou avec des associés

Si le créateur de l’entreprise est le seul dirigeant, une EIRL, une EURL ou encore une SASU est recommandée. Par contre, si l’entreprise est créée conjointement par plusieurs associés, le choix doit plutôt se faire entre une SARL et une SAS.

Quelles sont les priorités

Ici, il s’agit de réfléchir sur les aspects tels que :

  • Le mode de fonctionnement de l’entreprise : une SARL est par exemple très rigide dans son fonctionnement et l’appel aux investisseurs est très encadré ;
  • La rémunération du dirigeant ;
  • Le régime fiscal de l’entreprise ;
  • La protection sociale.

Tout miser sur la qualité des produits et/ou services

Ce n’est pas en baissant les prix de ses produits et de ses services que l’on peut parvenir à maximiser la rentabilité de son entreprise. Cette démarche est totalement inefficace, car il se trouvera toujours, sur le marché, une entreprise qui proposera des prix plus bas.

De plus, le low-cost permet rarement de fidéliser sa clientèle et de construire son affaire sur un modèle économique durable.

Plutôt que de penser à réduire ses prix, la meilleure chose à faire est donc de trouver les moyens d’améliorer la qualité de ses produits et services. C’est la clé de voûte pour bâtir une entreprise solide et prospère.

À côté, le service client et le SAV doivent être irréprochables pour faire de chaque client, un commercial pour l’entreprise.

Investir dans la communication et le marketing

Au 21e siècle, une bonne stratégie de marketing et de communication est indispensable pour accroître rapidement la rentabilité de son entreprise. Une communication efficace permet en effet de soigner l’image de marque et la réputation de son entreprise.

Que ce soit par le bouche-à-oreille, les canaux classiques ou les médias en ligne, une stratégie de marketing permet, pour sa part, d’attirer de nouveaux clients et de positionner efficacement son entreprise face à la concurrence.

Dans ce cadre, les outils marketing suivant peuvent être d’une très grande utilité :

  • Un site web professionnel et bien référencé ;
  • Un logo professionnel ;
  • Une newsletter régulièrement animée ;
  • De petits cadeaux avec l’image de la société comme un agenda, des t-shirts et des porte-clés.

Prospecter de manière efficace

La prospection est l’un des éléments clés pour développer son portefeuille client, gage de la rentabilité de toute entreprise. Pour la mener efficacement, il est important de :

  • Mettre en place une argumentation commerciale claire et spécifique ;
  • Qualifier les prospects sur des critères clairs afin de se concentrer sur ceux qui sont susceptibles de devenir des clients ;
  • Bien organiser les relances ;
  • Faire preuve de réactivité face aux demandes recueillies.

Miser sur la fidélisation

Une fois les prospects convertis en clients, il est indispensable de les retenir dans le portefeuille de l’entreprise sur le long terme. Cela commence par la création d’une base de données qui les répertorie, avec des indicateurs de leur niveau de satisfaction.

Ensuite, plusieurs stratégies peuvent être déployées :

  • Des promotions sur les achats groupés ;
  • Des bons d’achats suite à plusieurs achats ;
  • Des cadeaux et des privilèges à partir d’un certain niveau d’achats ;
  • Des promotions et des récompenses spéciales pour les plus gros et plus fidèles clients.

Garantir une bonne gestion financière

L’argent est le « nerf de la guerre ». Pour maximiser la rentabilité de son entreprise, il faut impérativement se définir un certain nombre de règles et de procédures.

Halte à toute forme de gaspillage

L’accroissement des marges de l’entreprise passe par la suppression de toutes les dépenses inutiles et l’optimisation de celles qui sont indispensables. Cela revient par exemple à :

  • Réduire les dépenses d’impression en optant pour une imprimante en réseau, en privilégiant les impressions en noir et blanc, et en sensibilisant les collaborateurs sur les impressions inutiles ;
  • Sensibiliser sur les économies d’énergies : réduire le chauffage, éteindre les écrans et les lumières en sortant, etc. ;
  • Réduire les frais de déplacement et de représentation, et consacrer des ressources uniquement aux activités commerciales qui apportent un bénéfice à l’entreprise ;
  • Etablir des plafonds pour les remises que les commerciaux peuvent accorder aux clients ;
  • Externaliser certaines tâches pour économiser du temps, de l’argent et des efforts.
  • Bien entendu, cette liste n’est pas exhaustive et doit être adaptée au contexte de chaque entreprise.

Bien gérer sa trésorerie

La trésorerie est l’ensemble des liquidités disponibles dans la caisse de l’entreprise et sur ses comptes bancaires.

Pour maximiser la rentabilité de son entreprise, il est recommandé de faire une distinction claire entre la trésorerie nette, le fonds de roulement et les besoins en fonds de roulement afin de réagir le plus rapidement possible en anticipant sur les insuffisances.

Pour optimiser la trésorerie nette et les fonds de roulement, les délais de paiement des fournisseurs doivent par exemple être négociés sur le long terme, tandis que les paiements des clients doivent être négociés sur le court terme.

Une trésorerie bien gérée est celle où le solde est le plus proche de 0 : pas d’insuffisance et pas de financement excessif.

En cas de déficit, l’entreprise aura du mal à faire face à ses dépenses courantes. Dans ce cas, vous devez chercher des solutions pour financer votre trésorerie. À condition que la forme juridique de l’entreprise le permette, le compte courant associé peut alors être une bonne solution.

Il permet à un associé de faire un prêt à la société afin que cette dernière puisse faire face à des difficultés financières passagères ou renflouer sa trésorerie.

En cas d’excédent de trésorerie, laisser l’argent dormir sur un compte en banque n’est pas le meilleur moyen de le fructifier. Mieux vaut placer votre trésorerie afin qu’elle apporte des bénéfices à l’entreprise.

Des solutions de gestion modernes

Toujours dans l’objectif d’assurer une bonne gestion de ses finances et plus particulièrement de sa trésorerie en particulier, choisir une neobanque pour son entreprise peut être une option très avantageuse. En effet, contrairement aux banques traditionnelles, les banques numériques et digitales offrent :

  • De nombreux produits gratuits aux entreprises ;
  • Une gestion simplifiée des comptes professionnels avec une bonne réactivité en cas de besoins ;
  • Des coûts très intéressants ;
  • Une dématérialisation des dépenses professionnelles grâce à des applications simples et faciles à prendre en main ;
  • Un service client disponible et réactif.

Enfin, de nombreux défis externes peuvent perturber les résultats espérés par un entrepreneur. De plus, la mise en œuvre de ces différentes solutions peut se heurter à divers blocages.

Dans ce cas, l’accompagnement d’un expert ou d’un consultant peut être nécessaire pour maximiser la rentabilité de son entreprise.